Suer du dessous du genou !

En entrant dans la pièce, instantanément, tu as l’impression de traverser un épais mur de chaleur, mais ça sent bon. Des petites chandelles sont allumées à l’avant, certaines personnes sont déjà allongées sur leur tapis à relaxer ou faire des étirements et une musique douce vient compléter le tableau. Tu entres ! Bienvenue dans l’univers du yoga chaud !

Beaucoup de gens ne peuvent même pas concevoir se faire souffrance en pénétrant dans une telle salle alors que d’autres deviennent absolument accros des sensations provoquées par la pratique en salle chaude. Sentiment accru de mobilité dans le corps, relâchement des tensions et dépassement de soi sont au rendez-vous. Tout ça est clairement possible sans l’addition de chaleur mais pour certains, c’est le petit plus qui fait toute la différence. Tu adores ou tu détestes. C’est quand même drôle de trouver une polarisation aussi flagrante dans le monde du yoga qui tend vers l’équilibre. Quoi qu’il en soit, chez Origine Yoga on a rapidement éteint le débat avec l’installation de 2 salles distinctes ; une tempérée et une chaude. On vous accueille à bras ouverts, sans jugement, chacun son truc…

Il n’en demeure pas moins que l’ampleur grandissante du phénomène mérite de retenir un peu plus notre attention. D’abord, qui a eu cette idée et pourquoi ? Malgré la polémique et les accusations autour du personnage, la plupart des gens s’entendent sur le fait que Bikram Choudhury aurait inventé le yoga chaud peu après son arrivée aux États-Unis dans le début des années 1970 afin d’imiter le climat de l’Inde. Mais c’est surtout dans les 10 dernières années, avec la démocratisation du yoga en général, que l’on a pu assister à l’essor fulgurant de cette pratique et l’ouverture de nombreux centres de Hot Yoga.

Aujourd’hui, j’ai l’impression que la fameuse salle chauffée vient frapper l’imaginaire des gens qui s’imaginent une salle bondée de femmes en legging en train de faire des contorsions impensables dans une marre de sueur. Un truc très intense quoi ! Évidemment, un grand cliché mais qui semble coller dans l’esprit de beaucoup d’individus qui n’ont pas encore tenté de dépasser ces idées préconçues.

Mettons donc les choses aux claires en rectifiant 6 fausses rumeurs/idées/conceptions:

  1. Il y a de plus en plus d’hommes qui pratiquent le yoga, surtout avec certains cours plus physiques qui peuvent être perçus comme des entraînements intenses.
  2. Le yoga chaud peut être autant intense que doux avec des mouvements lents ou plus statiques. Ainsi, dans certains cours, la chaleur va simplement contribuer à une atmosphère propice à la détente et au ressourcement afin de trouver un état méditatif.
  3. Toxine rime avec marketing… Non, suer plus n’élimine pas les « toxines ». Dans tous les cas, la sudation sert à rétablir la température corporelle et non pas à sortir les poubelles du corps.
  4. Le yoga chaud ne rend pas plus flexible que le yoga effectué sous des températures ‘’normales’’. De plus, il n’est aucunement nécessaire d’être flexible pour pratiquer le yoga. Être très flexible peut même devenir un désavantage à certains moments où l’on doit alors travailler la stabilité, la force et l’endurance de ces personnes.
  5. Même si le yoga et l’exercice en général sont évidemment d’excellents éléments à incorporer dans une démarche de perte de poids, le fait de transpirer davantage en yoga chaud n’a aucune incidence sur la perte de poids.  Le poids en eau qui est perdu par la transpiration est vite repris en buvant et en mangeant.
  6. Puisque la chaleur interne du corps est située autour de 37 degrés Celsius, on réalise vite que l’impact d’une pièce chauffée de 32 à 38 degrés devient négligeable. Toutes les affirmations d’amélioration au niveau de la capacité cardio-vasculaire, la flexibilité musculaire, la circulation sanguine, la santé de la peau, la ‘’détoxification’’ de l’organisme et le renforcement du système immunitaire deviennent sans aucun fondement scientifique.

En abordant le sujet du yoga chaud, j’ai aussi la responsabilité de présenter les précautions à prendre et les contre-indications à cette pratique. Il y a en effet des dangers réels à faire de l’activité physique sous la chaleur intense. Si vous avez une condition de santé particulière, nous vous invitons d’abord à demander l’avis de votre médecin avant de débuter le Hot Yoga. En partant, voici une liste de conditions médicales où le yoga chaud est à proscrire : maladie auto-immune, cancer, troubles respiratoires, troubles cardiaques, hypertension ou hypotension artérielle non contrôlée et grossesse. Pour des gens en parfaite santé, il y a aussi des précautions à prendre car personne n’est à l’abris d’un coup de chaleur, de la déshydratation, de difficultés respiratoires, de perte de conscience ou d’une blessure musculaire. En priorité, il faut s’assurer de bien s’hydrater avant, durant et après la pratique. Il est aussi très sage de rester conscient de l’amplitude de nos mouvements et de nos étirements dans une situation où les muscles sont très réchauffés. Avec ce sentiment d’amplitude, on peut risquer de perdre de vue nos réelles limites et s’infliger une blessure ou une déchirure musculaire.

Pour l’avenir du yoga chaud, il m’apparait très important de rester honnête et de ne pas attribuer une tonne de bénéfices sans appui véritable. Je crois qu’il faut prendre le yoga chaud pour ce qu’il est véritablement ; une super pratique parfois intense, parfois douce mais qui propose à chaque fois une atmosphère unique amenant un sentiment accru de relaxation et de détente, autant sur le plan mental que physique. C’est une expérience vivifiante et vraiment complète, surtout avec l’addition de petites attentions qu’on offre aux clients de Origine Yoga :  une serviette froide aromatisée à la lavande qu’on dépose sur le front lors de la relaxation finale ainsi qu’un shooter de kombucha froid qui est servi à la sortie de la salle.

Au bout du compte, chaud ou pas, quand on parle de bien-être, tout est une question de ressenti. Mon invitation est donc la suivante : soyez curieux, explorez et faites-vous confiance pour ainsi vivre les expériences qui pourront vous servir personnellement.

André-Claude Beaulac
Formateur, fondateur, propriétaire et ami à Origine Yoga

Séquence pour faciliter la digestion

Dans la foulée des fêtes, André-Claude nous propose une séquence digestive inspirée de la tradition de yoga kundalini, pour bien éliminer ce qui ne nous sert plus, mais également bien assimiler les éléments qui nous nourrissent. Et cela peut s’appliquer tant au plan physique – la digestion des aliments – qu’aux plans mental et émotionnel.

Bonne pratique!

1. Posture confortable assise, les mains posées sur les genoux

Faire des rotations de l’abdomen dans un sens pour 2 minutes et ensuite pour 2 minutes dans l’autre sens. Synchroniser le souffle avec le mouvement en inspirant dans la demi-lune arrière de la rotation et en expirant dans la demi-lune avant.

2. Allongé sur le dos, replier les 2 jambes contre l’abdomen en enserrant les genoux avec les 2 mains

Soulever la tête en maintenant le nez près des genoux et pratiquer la respiration de feu (kapalabhati) pendant 2 minutes. Pour terminer l’exercice, garder la posture, inspirer, expirer et garder les poumons vides en contractant pendant 5 secondes les muscles du rectum. Inspirer dans la position et puis relâcher doucement en expirant. Rester allongé 1 minute sur le dos.

3. Couché sur le ventre, saisir les chevilles.

Soulever le sacrum ainsi que le tronc et la tête. Pratiquer la respiration de feu (kapalabhati) pendant 2 minutes. Pour terminer l’exercice, garder la posture, inspirer, expirer et garder les poumons vides en contractant pendant 5 secondes les muscles du rectum. Inspirer dans la position et puis relâcher doucement en expirant. Rester allongé 1 minute sur le dos.

4. Posture confortable assise, les mains posées sur les épaules

Avec les coudes à la hauteur des épaules et les omoplates plaquées dans le dos, tourner tout le haut du corps d’un seul bloc vers la gauche lors de l’inspiration et vers la droite à l’expiration. Pour terminer, expirer vers la droite et revenir au centre pour inspirer avec les mains toujours sur les épaules. Maintenir les poumons pleins pour 15 à 30 secondes en contractant les muscles du plancher pelvien et du bas ventre. Relâcher doucement à l’expiration en déposant vos mains sur vos genoux. Méditer quelques minutes.

Et si on devenait spécialiste de soi-même?

Chaque jour qui passe, j’habite mon corps, mon mental et mon cœur. Et chaque jour, chaque nuit qui passe, je cohabite avec l’infinité de sensations, de pensées et d’émotions qui peuplent ces derniers. Malgré mon jeune âge, diront certains, j’ai vécu mon lot de troubles de santé physique et mentale. Comme bien des personnes dans ma situation, ce qui m’a un jour paru comme une malédiction m’apparaît aujourd’hui comme un cadeau.

En effet, à travers la douleur et la souffrance, j’ai développé avec mon corps, mon mental et mon cœur une relation intime que bien des gens ne connaîtront jamais, ou découvriront sur le tard. Après de multiples consultations avec divers médecins généralistes et spécialistes, physiothérapeutes, ostéopathes, acupuncteurs, massothérapeutes, chiropraticiennes, naturopathes, psychologues, professeures de yoga et autres, j’ai pris la décision de devenir la spécialiste de moi-même. Je me suis mise à m’intéresser davantage au fonctionnement de mon corps et de mon mental – c’est d’ailleurs qui m’a poussée à devenir professeure de yoga.

Au fil de mes lectures, de mes formations et de mes expériences, j’ai acquis une connaissance et surtout une écoute de moi-même qui ne cessent de s’approfondir. Plus le temps passe, plus j’arrive à reconnaître mes limites, à les communiquer et à les faire respecter. Le yoga et la méditation ne guérissent pas tout, mais ils m’ont donné des outils pour me découvrir, m’apprivoiser et m’apprécier. Ils m’ont appris à être à la fois douce et rigoureuse envers moi-même, à me considérer avec indulgence mais sans tomber dans la complaisance. À me donner «du lousse» quand j’en ai vraiment besoin, mais à ne jamais me laisser tomber, à ne jamais m’abandonner. Le yoga m’a appris à reconnaître ma valeur intrinsèque en tant qu’humaine, faillible, certes, mais complète et digne d’amour – et d’amour-propre.

Je n’hésite plus à poser des questions aux professionnels de la santé et j’ose me considérer égale à eux. Je reconnais leur expertise, mais j’exige qu’ils reconnaissent l’expérience que j’ai de mon corps, mon mental et mon cœur, que la relation s’établisse sur la base d’un dialogue et non d’un rapport de supériorité. Je fais confiance à mon intelligence, à ma capacité de discernement et à cette écoute de moi-même que j’ai su développer. Face au jugement ou au scepticisme de certaines personnes du milieu de la santé ou de mon entourage, j’assume de plus en plus facilement mes choix de vie et de santé.

C’est ce dernier aspect qui me donne toujours plus de fil à retordre. À maintes reprises, on a remis en doute les décisions et les actions (pourtant soigneusement soupesées !) que j’ai prises pour mon bien-être. Bien qu’il soit crucial de faire preuve de vigilance, de rigueur et de discernement, je crois qu’il est tout aussi important de faire preuve d’ouverture et d’empathie. Loin de moi ici de dénigrer la médecine ou notre système de santé, qui regorge de personnes extraordinairement compétentes et dévouées. Cette chronique se veut plutôt un encouragement à devenir spécialiste de vous-même, à apprendre à vous connaître et à vous écouter, à avoir confiance en vous ; une petite tape dans le dos pour vous inciter à faire et à demander ce qu’il y a de mieux pour vous.

Puisque ce corps, ce mental et ce cœur sont ceux qui nous suivront toute notre vie, aussi bien faire équipe avec eux.

Et surtout, surtout, ne jamais s’abandonner.

Chronique initialement parue dans le 17 juillet 2019 dans le journal Le Courrier du Haut-Richelieu

Sans rien vouloir changer, même pas soi-même

Chronique initialement parue dans le 26 mars 2019 dans le journal Le Courrier du Haut-Richelieu

Par Lise Benoit, professeure de yoga et de méditation

En ma qualité d’enseignante de yoga et de méditation depuis plus de 15 ans, j’aimerais vous entretenir aujourd’hui sur l’importance de se préparer physiquement et mentalement avant de méditer. La méditation étant un état d’abandon au souffle de vie qui circule en nous, l’élimination des tensions et du stress émotionnel avant de commencer à méditer prend tout son sens.

Souvent, je recommande à mes élèves qui souhaitent débuter une pratique de méditation régulière de se créer une petite routine de yoga personnalisée. Celle-ci n’a pas besoin d’être très longue. Selon notre état du moment et le temps disponible, dix minutes d’exercices de yoga et de respiration peuvent suffire à établir une prise de contact avec son corps. Plusieurs options s’offrent à nous. Pour ma part, j’apprécie particulièrement la respiration alternée (anuloma viloma), qui recentre et équilibre l’état du mental. Si vous n’êtes pas familier avec ce type de respiration, une pratique aussi simple que la respiration abdominale profonde vous aidera à calmer le mental et à recentrer le corps physique. Peuvent ensuite suivre des mouvements comme la salutation au soleil ou des postures d’étirements qui vous font du bien et qui vous permettent d’éliminer les tensions et le stress accumulés dans le corps physique.

Cette préparation physique est une première étape pour commencer une séance de méditation et augmenter la qualité de la présence et de la conscience de soi. L’abandon au corps qu’exige la méditation passe par une posture confortable et une respiration régulière, qui nous amèneront peu à peu à un état d’esprit présent et ouvert. Puis, suivront d’autres étapes dans lesquelles nous apprivoiserons l’accueil des pensées perturbantes, le ressenti et le lâcher-prise : trois outils très efficaces pour nous ramener au cœur de la pleine conscience et du souffle de vie.

La méditation n’est pas chose facile ! D’où l’importance de prendre contact avec son corps et sa respiration avant de débuter sa pratique. Permettez-moi ici de vous citer la conférencière et professeure de yoga et de méditation Nicole Bordeleau :

«Simplement être
Être juste ici, maintenant
Accueillir ce qui est instant après instant.
En inspirant et en expirant
naturellement
Sans rien vouloir changer
Même pas soi-même. »

La méditation n’est pas une activité banale ou une mode passagère : il s’agit d’un mode de vie, d’un état d’esprit pouvant nous mener à un bien-être profond et durable.

Bonne méditation,

Namasté
Lise Benoit

Femme dans la soixantaine assise en méditation dans un studio de yoga

Le Yoga, cet allié puissant

Lorsque vous faites vos postures de yoga, vous sollicitez plusieurs aspects de votre corps, de l’intérieur vers l’extérieur. Chaque posture apporte son lot de bénéfices. Le corps n’est pas conçu pour se mouvoir uniquement dans la symétrie. Il se meut de différentes façons dans l’espace. De fait, les différentes postures contribuent à entretenir la souplesse de vos articulations, à conserver et même à accroître l’amplitude de vos segments corporels : la tête et le cou, vos membres inférieurs, au niveau du tronc et vos membres inférieurs.

Le Yoga est votre fidèle allié. Lors des postures de flexion et de torsion par exemple, vos organes internes sont indirectement massés dû à la compression de l’abdomen. Il y a un déplacement des fluides internes qui favorise la digestion et une plus grande régularité.

L’appui du souffle est un élément clé inconditionnel lors des postures. L’inspiration amène une expansion (ouverture) de la cage thoracique et des membres tandis que l’expiration (fermeture) collabore au relâchement articulaire et musculaire.

Les postures de yoga offrent au pratiquant des bienfaits très variés selon la particularité de la posture choisie et l’intention donnée à cette dernière. Cependant, les bénéfices du yoga ne sont pas simplement assujettis aux postures. Celles-ci servent de support. Elles assistent le souffle dans son mouvement. Le souffle, ce guide incontestable, permet l’apaisement du mental par la diminution de son agitation incessante.

Ainsi, l’apprenant ressent un calme intérieur qui a des répercussions positives partout dans son corps et qui l’amènent à s’intérioriser davantage pour s’offrir des temps d’arrêt pour écouter son souffle et apprécier la vie en douceur.

Le Yoga, cet allié puissant, est à votre service partout et en tout temps.

Namasté,

Par Diane Daigneault, professeure de yoga certifiée

Portrait Diane Daigneault

Regarder le stress dans les yeux

Chronique initialement parue dans le Journal le Courrier du 21 août 2018
Par André-Claude Beaulac

Je ne sais pas si c’est à cause de la rentrée qui approche, de l’ouverture récente de mon nouveau centre de yoga ou du fait que j’écris cette chronique la veille de la date de tombée, mais j’ai envie de vous parler de… stress ! 

Lorsqu’on pense à une personne stressée, on l’imagine crispée, pressée, le souffle court, le regard rapide, etc. C’est souvent le cas lorsqu’il s’agit d’un stress aigu, en réponse à une situation immédiate (ex : un accident de voiture, un “rush” ponctuel au travail, un premier rendez-vous galant, etc.). Le corps mobilise ses ressources aux endroits les plus importants pour vous permettre de faire face à une situation stressante : le sang s’oxygène plus rapidement, les muscles sont mieux nourris et le cerveau pense plus rapidement. Jusque là, tout va bien : le stress est notre ami.

Le problème se pose lorsque le stress devient chronique (ex : un climat de travail inadéquat, une maladie, une situation familiale difficile). Après un certain temps, le corps s’adapte aux effets du stress, ce qui fait qu’on ne les ressent presque plus. Notre corps continue de concentrer ses énergies aux endroits les plus importants et ce faisant, il délaisse certaines fonctions qu’il juge moins importantes : digestion, élimination, reproduction, etc. Même si on ne sent plus notre coeur battre plus vite ou notre respiration s’accélérer, les effets du stress sont bien présents. Et si on les laisse s’installer sur une longue période, il est possible qu’après un certain temps le corps vienne à bout de ses réserves et s’épuise. Certaines maladies peuvent alors apparaître : épuisement professionnel, fatigue chronique, douleur chronique, inflammation, troubles digestifs… Ceux qui sont passés par là savent qu’en revenir peut être long ! D’où l’importance d’apprendre à reconnaître son stress et à le désamorcer lorsque possible. 

Selon les spécialistes en neurosciences, il existe 4 facteurs de stress : la faible impression de contrôle, l’imprévisibilité, la nouveauté et la menace de l’égo. Les trois premiers sont faciles à comprendre, le quatrième, moins évident. D’une façon un peu simplifiée, on peut expliquer la menace de l’égo par tout ce qui entre en contradiction avec ce que l’on pense de nous-même, ce à quoi on s’identifie, l’image que l’on a de soi. C’est ce qui nous crée une boule dans l’estomac lorsqu’un collègue remet en question notre compétence, par exemple. Tout événement ou situation qui comporte l’un de ces quatre facteurs est susceptible de déclencher chez nous une réaction de stress, qui sera plus ou moins forte selon l’individu. 

La bonne nouvelle, c’est que lorsqu’on prend conscience de cette réaction qui se déclenche, on peut la tempérer, par exemple en relativisant la menace perçue (ex : prendre conscience du fait que ma vie n’est pas en danger parce que je suis en retard à un rendez-vous) ou en mettant en place des mesures pour atténuer mon inconfort (ex : demander une réduction de tâche au travail parce que je sens que je manque de temps). La respiration, la méditation et le yoga peuvent également se révéler des outils forts intéressants dans la gestion du stress, notamment pour apprendre à le reconnaître lorsqu’il se présente, mais aussi pour en atténuer les effets et les utiliser comme guides vers plus d’aisance dans notre vie. 

Alors on prend une grande inspiration… et on déstresse.

4 bienfaits du yoga pour les enfants

Depuis une dizaine d’années, la pratique du yoga est en plein essor en Amérique du Nord. D’abord destinée aux adultes, l’offre s’est graduellement diversifiée et l’on voit de plus en plus de cours de yoga pour enfants être offerts, tant dans les écoles régulières que dans les studios de yoga.  Voilà que le yoga s’ajoute à l’offre de cours de musique et de natation, aux pratiques de soccer, de baseball et de hockey et il peut devenir difficile de faire un choix. Pour vous guider et vous aider à évaluer les options qui s’offrent à vous et à vos trésors, nous vous présentons 4 bienfaits que le yoga apporte à l’enfant.

1. Être à l’écoute de lui-même

Si vous suivez vous-même des cours de yoga, il y a fort à parier que votre professeur vous répète constamment d’être à l’écoute de ce qui se passe à l’intérieur de vous et de respecter les capacités de votre corps. Dans une société où l’on est constamment encouragé à en faire plus et à dépasser nos limites, il est essentiel d’apprendre à s’écouter. Dans son cours de yoga, à l’aide d’enseignements adaptés à son âge, l’enfant apprendra à observer comment il se sent dans son corps, dans sa tête et dans son coeur. Il sera de plus en plus apte à reconnaître ses limites, à les respecter et à les faire respecter.

2. Savoir se calmer

Une fois que l’enfant aura appris à s’écouter, il lui deviendra plus facile de reconnaître les moments où l’émotion s’empare de lui. À partir de cette prise de conscience, il pourra mettre en applications divers moyens pour s’auto-calmer. En fonction de son âge et toujours de façon ludique, le professeur de yoga pour enfants lui enseignera des techniques de respirations, des postures de yoga, de courtes méditations, des petites phrases ou histoires à se répéter lorsqu’il se sent triste, en colère ou surexcité.

3. Cultiver sa capacité de concentration

Malgré le fait qu’on ne cesse de leur répéter de se concentrer à la maison, à la garderie et à l’école, plusieurs enfants (et adultes!) ne savent tout simplement pas comment le faire. Dans notre monde où dès le plus jeune âge, nous sommes surchargés de bruits, d’images et d’informations, les moments de silence et de contemplation qui autrefois nous permettaient de développer intuitivement cette capacité se font rares. Le cours de yoga offre à l’enfant un lieu de quiétude où il peut cultiver sa concentration, notamment en exécutant des postures d’équilibre ou des exercices de respiration et d’observation.

4. Développer sa conscience corporelle

Peu importe notre âge, le yoga est une excellente pratique pour développer sa conscience corporelle. En apprenant les différentes postures de yoga, l’enfant améliore sa motricité, sa capacité à percevoir son propre corps dans l’espace et sa posture. Il développe ainsi de saines habitudes qui le suivront tout au long de sa vie et qu’il pourra transposer, probablement même sans s’en rendre compte, dans ses autres activités.

Bien entendu, tous ces apprentissages se font dans le plaisir! Les professeurs de yoga pour enfants ont suivi une formation spécifique à cet effet et savent comment adapter leur enseignement afin que même les plus jeunes comprennent et s’amusent.

Envie de faire le cadeau du yoga à votre enfant? Consultez notre horaire de cours de yoga pour enfants et de cours de yoga parent-enfant.

4 bonnes raisons de pratiquer en studio

Si vous avez assez de discipline pour maintenir une pratique de yoga constante à la maison, permettez-nous de commencer pas vous en féliciter! Cultiver une pratique personnelle de yoga chez soi est une excellente façon de contribuer à son bien-être. Cela dit, plusieurs raisons sont bonnes pour faire un saut en studio de temps à autres.

1. Rencontrer des gens aux valeurs et intérêts similaires

En plus d’être un lieu de ressourcement, d’apprentissage et de développement personnel, un studio de yoga est un lieu de rencontres. En prenant régulièrement part à des cours en studio, vous créez des opportunités de faire la connaissance de personnes d’horizons variés qui partagent votre amour du yoga et qui ont elles aussi leur bien-être à coeur. Qui sait, peut-être développerez-vous de nouvelles amitiés?

2. Éviter les mauvais plis

Personne n’est parfait! Lorsque l’on pratique à la maison, il peut être difficile de déceler nos mauvaises habitudes dans les postures. Genoux en hyperextension, dos arrondi, bassin mal aligné, mâchoires crispées… À la longue, ces mauvais plis peuvent mener à des blessures. Un professeur qualifié saura vous conseiller sur votre alignement et ainsi vous permettre de pratiquer plus sécuritairement, tant en classe qu’à la maison.

3. Sortir de sa zone de confort

En règle générale, l’être humain a une tendance marquée à fuir l’inconfort. Dans notre pratique personnelle de yoga, cela se traduit fréquemment par l’évitement des postures que l’on aime moins. On oublie parfois même qu’elles existent! Souvent pourtant, c’est précisément de ces postures dont notre corps a besoin. En assistant à des cours de yoga sur une base régulière, on se donne l’occasion de redécouvrir certaines postures. Un bon professeur saura aussi repérer les moments où vous êtes capable d’aller un peu plus loin dans une posture et vous y amener en toute sécurité.

4. Essayer de nouveaux styles de yoga

Il existe une multitude de styles de yoga, issus de traditions variées et les studios de yoga proposent souvent des cours de styles différents afin de répondre aux besoins de la clientèle. Bien que l’on soit traditionnellement encouragé à se dédier à une voie en particulier afin de développer une pratique cohérente, il est bien de s’ouvrir à d’autres horizons. Cela peut nous permettre de jeter un regard nouveau sur certaines postures et d’approfondir notre compréhension de ces dernières et de la philosophie du yoga en général. Comme dans tout, il est bon de garder l’esprit ouvert!

Envie de tenter l’expérience en studio? Voyez notre offre de cours diversifiée.

3 sages qui prouvent que le yoga n’a pas d’âge

Tao Porchon-Lynch, 100 ans

Comme on peut le lire sur son site web, Tao Porchon-Lynch est une maître yogi “jeune de 100 ans”. Elle pratique le yoga depuis près de 70 ans. Au cours des 45 dernières années, elle a enseigné le yoga un peu partout dans le monde, formant même plusieurs professeurs de yoga. Au cours de sa longue carrière, elle a également été danseuse de ballet, actrice et réalisatrice de documentaires. Elle a fait de nombreux voyages en Inde pour étudier et comprendre en profondeur la philosophie du yoga. Si bien que l’on dit de Tao Porchon-Lynch qu’elle est elle-même une incarnation de plusieurs des principes du yoga.

La devise de Tao? “There is nothing we cannot do if we harness the power within us.” Ce que l’on pourrait traduire par “Si on exploite notre potentiel intérieur, il n’y a rien que l’on ne puisse pas faire.”

(Crédit photo: Jean Klier)

Dr. Madan Bali, 94 ans

Originaire de l‘Inde, mais établi à Montréal, le Dr. Madan Bali enseigne le yoga depuis 48 ans et compte le faire pour les 20 prochaines années encore. Âgé de 94 ans, il est en parfaite santé et impressionne ses élèves avec sa capacité à exécuter certaines postures avancées comme la roue ou la posture sur la tête avec aisance. Il attribue sa vitalité à sa pratique rigoureuse du yoga, pratique dont il est l’un des pionniers au Québec. Il a d’ailleurs déjà enseigné le yoga aux joueurs du Canadien de Montréal pour les aider à canaliser leur stress.

Le Dr. Madan Bali soutient qu’il doit également son bien-être à un état d’esprit calme, joyeux et serein qu’il obtient grâce à une pratique méditative assidue. Donc pas de soucis si vous ne pouvez pas vous tenir la tête en bas: les bienfaits du yoga vous sont aussi accessibles par le biais de la méditation et la respiration!

(Crédit photo : Ascent Magazine

Ida Herbert, 102 ans

Originaire de l’Angleterre, mais installée au Canada depuis la deuxième guerre mondiale, Ida Herbert a découvert le yoga à l’âge de 50 ans. Elle qui détestait le gym, elle est tombée en amour avec la pratique du yoga et a rapidement commencé à intégrer les salutations au soleil à sa routine matinale. Elle a commencé à enseigner le yoga un peu par hasard dans le camping où elle et son mari passaient leurs hivers, en Floride. Elle croit fermement au pouvoir du mouvement et se plaît à rappeler aux personnes âgées : “Vous n’êtes jamais trop vieux pour faire des choses qui sont bonnes pour vous.”

(Crédit photo: World Yoga News

Ça vous inspire? Voyez les cours que nous recommandons pour les personnes âgées de 55 ans et plus qui souhaitent débuter leur pratique.